Michel Ferchaud
  • Nous essayons de faire du théâtre, l’exercice permanent et réfléchi de la marginalité. Non pas comme l’instituteur qui juge, depuis la marge, le centre de la page mais plutôt comme une nécessité de préserver cet endroit à l’écart, qu’est le théâtre, comme une part du monde et non comme un monde à part. Nous aimons un théâtre qui autorise à la fois l’émotion et la prise de recul, un théâtre fait de résonances et de raisonnements, qui provoque en nous cette « émotion qui pense », si nécessaire à la lecture de nos trajectoires. Un théâtre qui rencontre, le temps d’une re-présentation, toutes sortes de publics ; où, toutes les couches de la société, comme ailleurs ou autrefois, trouvent l’espace et le temps de se refaire des forces pour assumer son impossible travail d’humanité. Les poètes nous aident dans cette tache. Ils sont professionnels ou amateurs, écrivains ou « écrivants », d’hier et d’aujourd’hui.

  • Depuis 1990... Des créations

    Christian DUCHANGE a présenté :

    « Crasse-Tignasse » d’H. Hoffmann, « Le pire du troupeau », suite à une commande d’écriture à C.Honoré, « Yvonne, princesse de Bourgogne » de W.Gombrowicz, « Lettres d’amour de 0 à 10 », adapté du roman de S. Morgenstern récompensé du premier Molière jeune public en 2005, « l’Ogrelet » de S.Lebeau nominé aux Molière et aux Masques du Québec, un opéra baroque « Cendrillon » d'après le conte de Perrault, « Nam Bok, le hâbleur » adapté d’une nouvelle de J. London, « Le cabinet de Curiosités » suite à une commande d'écriture à F.Melquiot, « Michet et drate » de gérald chevrolet, « peter pan » adapté du roman de james matthew barrie, Brundibàr - Opéra chanté pour les enfants (projet belle saison), « sOUS L'ARMURE » d'après le texte de Catherine Anne, et prochainement « jeanne et la chambre à airs », une comédie musicale dont l'écriture du livret est confiée à Karin serres et la composition musicale à yannaël quenel (2017).

    Des « créations partagées » viennent nourrir et compléter ces spectacles

    Elles traduisent une volonté de partager autrement un geste artistique avec le public. Elles invitent le plus souvent une population à l‘écriture et donnent l’occasion à la parole ainsi recueillie de s’inscrire dans les formes d’un théâtre chaque fois réinventé par les professionnels accompagnant ces démarches.

    « Oratorio pour douze exclus » avec des jeunes en insertion (1993), « Une chasse au Snark » avec des personnes âgées et des jeunes (1996), « Quétigny 10 000 écrivains, une ville à histoires » avec toute la population d’une ville (1997), « Opéra, Nos contes d’Hoffmann » avec des élèves d’un collège, des chanteurs et des musiciens professionnels du monde lyrique (2000), « Le Grand Ramassage Des Peurs », tentative de recyclage des peurs comme objets encombrants, travail d’écriture et restitution pour tous les habitants d’un quartier (2001, 2002 et 2003) et tout récemment « La B.I.P - pREMIÈRE BANQUE MONDIALE D'idées positives » (2017).

    S’ajoute la création de formes brèves…

    Il initie avec sa compagnie l’Artifice, une série de spectacle appelés « spectacles 50/50», pour un théâtre en dehors des théâtres. Ces miniatures théâtrales pouvant se jouer partout, lui permettent de travailler avec de petites équipes de créations sur des temps très courts et de poursuivre encore et autrement l’élargissement des publics qu’il juge indispensable à l’avenir du théâtre.

    « Aucassin et Nicollette » anonyme 11° siècle (2007), « Un malheur de Sophie » extrait de la comtesse de Ségur (2008), « L’histoire de Ronald, le clown de chez Mac donald » de R. Garcia, « Pour pour passer le temps » de Sylvain Levey (2010) et « Le monde sous les flaques » (2014) de Karin Serres.

    Une traversée des territoires…

    Depuis 2011, la compagnie propose une « Traversée des territoires d’enfance », avec la création en novembre 2011 de « Miche et Drate » de G. Chevrolet, puis une adaptation de « Peter Pan » de J.M. Barrie créée en novembre 2013. « Le Monde sous les flaques » (création 2014) - petite forme 50/50 - , suivra cette même intention de travailler sur l'imaginaire et ses frontières avec la réalité.

     

  • Des projets de transmission pour les artistes et le public...

    Terrain de jeu

    Lors de la saison 2010/2011, la compagnie a créé un dispositif d'accompagnement d'artistes désireux de dédier leur geste artistique aux publics jeunes: « Terrain de jeu ». La deuxième édition a eu lieu entre janvier et juin 2013.

    La Minoterie, création jeune public et éducation artistique

    Le Philosophe Régis Debray rappelle que nos sociétés ont un devoir de mise en scène et parle «d’ardente obligation du spectacle». C’est, selon lui, un enjeu de civilisation et sa définition même. Passer de la «pure présence» à la «re-présentation», en mettant sous le boisseau son affect pulsionnel et fusionnel, savoir entretenir cette distance, donneuse de sens qui fait sortir de la barbarie, pratiquer ce dédoublement entre scène et salle, sont une condition d’accès au symbolique; cette «fonction symbolique» que nombre d’enfants et d’adolescents construisent si difficilement aujourd’hui.

    Alors, emparons-nous de cette injonction comme d’une utopie fondatrice et permettons à chacun de devenir, ce spectateur «averti» qui découvre, dès le plus jeune âge, ce «simulacre consenti» qu’est le spectacle. Que tous, jusqu’aux plus éloignés de l’art, aient l’occasion de partager ces re-présentations qui tentent de prélever sur le bruit et la fureur du monde un ensemble délibérément choisi de signes et d’images. 

    Ce nouveau lieu et son projet ayant été préparés et pensés depuis fin 2010, mesurons la chance qui est la nôtre de faire naître à Dijon un tel projet innovant et remercions tous les artisans de sa construction. Que chacun continue d’en comprendre l’intérêt collectif et y trouve sa place pour qu’à l’avenir, cet outil indispensable aux progrès de la création dédiée aux publics jeunes et à l’éducation artistique, suscite, ailleurs en France, de nouvelles constructions.

    Christian Duchange, metteur en scène et directeur artistique de la Cie l’Artifice et de la Minoterie

  • La compagnie est membre : Syndeac ; Assitej ; Scène d'enfance et d'ailleurs

    Revue de presse :

    Gambettes / juin 2011
    En coulisse les infos de la scène nationale / septembre 2006
    La Scène / juin 2005
    Le Journal du Palais / mai 2005

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